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Burkina Faso - Le goutte à goutte ou le salut de Azèta
Azèta Kinda vient de perdre son mari il y a 4 mois. Son mari feu Zoromé Salif avait trois femmes. Azèta Kinda est la deuxième épouse par ordre d’arrivée. Elle est née en 1944 dans la commune rurale de Koumbri située à 45 km de Ouahigouya où elle est d’ailleurs mariée. Elle est mère de huit enfants. « Je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école du blanc » a-t-elle fait remarquer. Azèta est membre de l’union des producteurs de Koumbri, une structure paysanne appuyée par la Coopération suisse au Burkina Faso.

Azèta agricultrice vivait dans l’insuffisance et dans l’insécurité alimentaire car cette partie Nord Ouest du Burkina Faso située aux portes du sahel est caractérisée par l’insuffisance des pluies et des terres cultivables. Elle déclare : « après les récoltes, mon mari à l’instar des autres chefs de ménage de la région condamne le grenier familial pour ne l’ouvrir que neuf mois après c'est-à-dire en période de travaux champêtres afin que la famille puisse se nourrir et avoir l’énergie nécessaire pour travailler. Avec mes enfants nous nous nourrissions de feuilles sauvages et du produit de mon champ personnel. Ce qui était très insuffisant pour nous ».
Une femme battante
Azèta entreprend alors de faire de la culture de contre saison afin de combler le manque de nourriture à l’exemple de certains membres de l’union. Elle exploitait un périmètre de 100m² dans lequel elle produisait des oignons et des carottes. Elle récoltait en moyenne 4 tines d’oignons et quelques carottes. Ce qui n’était pas négligeable mais c’était insuffisant car Azèta et ses enfants ne mangeaient toujours pas à leur faim. Cependant, Azèta eut la chance de bénéficier d’un système d’irrigation moderne grâce à l’appui de la coopération suisse par l’intermédiaire de OCS.
Des conduits raccordés à la citerne d’eau permettent d’assurer l’irrigation des plantes. Azèta explique : «avec le système goutte à goutte le travail n’est plus dur. Je partage une moto pompe avec un autre membre de l’union et j’exploite 500m² au même titre que les hommes de l’union. De plus, je fais deux cycles de production par campagne au lieu d’un cycle. Désormais je récolte en moyenne 40 tines par cycle de production et je gagne au mois 350 000 F CFA par an. De nos jours, je peux dire que je suis le pilier économique de la concession ».
En effet, Azèta subvient aux besoins économiques de ses enfants, de ses belles filles dont les maris ont émigré en Côte d’Ivoire, de ses petits enfants, et mêmes de ses coépouses occasionnellement. Elle nous confie : «je paie la scolarité de mon fils qui fait la 4ème à raison de 30 000F CFA par an. Je viens d’avoir un petit fils et j’ai pris en charge le baptême en l’absence du père. J’ai également financé le mariage d’un de mes fils. Je fais suffisamment des provisions de céréales en prévision de la période de soudure et nous mangeons mieux car nous profitons de légumes frais que je produis sur mon périmètre irrigué».
Un exemple pour les autres
Azèta ressent une certaine fierté car elle est respectée par ses coépouses et enviée dans le village. Beaucoup d’hommes viennent à Azèta et lui demande de montrer la voie à leur femme pour qu’elle réussisse aussi. Mais les débuts de Azèta dans l’union n’ont pas été faciles. Elle fait remarquer :« Au début quand j’allais aux rencontres de l’union mon mari me traitait de femme légère et mes coépouses me traitaient de femme libre. Quand j’essayais de parler des activités de l’union avec mes coépouses, elles se refugiaient dans leur case. Mais quand elles ont constaté ma réussite elles ont voulu que je les aide à adhérer à l’union. Même les hommes du village viennent me voir pour que j’aide leur épouse à adhérer à l’union ».

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