Une finalité
Contribuer à l'amélioration du niveau et de la qualité de vie de la population du Niger:
- par la réduction de la pauvreté – en cherchant à agir sur les mécanismes qui l'engendrent et en s'inscrivant dans la Stratégie de la Réduction de la Pauvreté au Niger
- par l'appui à l'émergence d'un Etat de droit et de rapports homme/femme plus égalitaires
et cela en privilégiant une approche de développement local.
Deux axes stratégiques
Axe 1: favoriser l'affirmation d'une maîtrise d'ouvrage locale, soucieuse d'équité, impliquant les différentes composantes et organisations de la société civile, les collectivités décentralisées, l'Etat et ses services déconcentrés, ainsi que leurs diverses interactions.
Axe 2: contribuer à l'exploitation et à la gestion soutenues, durables et équitables des ressources naturelles par les producteurs / productrices, notamment par la mise en place d'un environnement favorable.
Deux thèmes transversaux
Genre: réduire les inégalités dans les rapports entre hommes et femmes au Niger en renforçant leur détermination, leur capacité et leur légitimité à agir dans ce sens. Favoriser en conséquence la pleine participation des femmes aux processus de décision dans les ménages ainsi qu’au sein des communautés et des organes politiques, tout en tenant par ailleurs adéquatement compte du contexte social et culturel prévalant au Niger. Sur le plan transversal, il s'agit d’intégrer les enjeux touchant au genre dans tous les programmes de la Coopération au Niger et de favoriser l'égalité des chances. De manière complémentaire à une approche transversale, il s'agit de promouvoir les intérêts stratégiques des femmes.
Gouvernance: promouvoir des modes citoyens de gouvernance assurant la concertation et l’arbitrage entre les organes étatiques, la société civile et la population dans son ensemble, ainsi qu’une répartition équitable des ressources disponibles, selon les principes suivants: la transparence, la redevabilité, la participation, l’efficacité et la primauté du droit. Il s'agit de promouvoir des pratiques de gouvernance citoyenne au sein des divers programmes mis en œuvre (par exemple lors de la passation de marchés, dans la conception des modes de représentation et d’élection, grâce à la transparence des procédures de prise de décision). La Coopération Suisse contribue - de manière complémentaire - au renforcement de l'Etat de droit.
Ses principes d'actions Le Niger doit faire face à des aléas climatiques qui rendent une part significative de sa population très vulnérable. La Coopération Suisse au Niger se doit donc d’intégrer dans son cadre d’action une dimension d’assistance à ceux qui sont touchés de plein fouet par des catastrophes naturelles récurrentes. Elle entend par ailleurs contribuer à la mobilisation des ressources locales, lesquelles peuvent être complétées par des investissements extérieurs complémentaires. Dans un contexte de pauvreté généralisée, la DDC prend en compte les intérêts des populations et groupes sociaux les plus défavorisés. Elle reconnaît la spécificité de la condition des éleveurs transhumants qui sont souvent mis à l'écart des processus de définition des politiques de développement. Le développement économique des zones rurales doit être en phase avec les besoins des consommateurs des centres urbains ; la Coopération Suisse se consacrera à l’avenir plus à la stimulation des interactions ville – campagne.
Le renforcement de la concertation et de la coordination entre agences de coopération devrait aboutir à des programmes conjoints ainsi qu’à une meilleure prise en compte de l'expérience de terrain de la Coopération Suisse. Poursuivant un objectif de renforcement des capacités institutionnelles au Niger, la Coopération Suisse veille à appliquer le principe de subsidiarité et privilégie une approche basée sur le "faire-faire".
Trois domaines avec leurs champs d'activités
Etat local: Valoriser l'expérience de promotion de la gouvernance locale, dans la perspective de la décentralisation. Les champs d'activités: éducation civique, développement organisationnel, développement institutionnel, éducation non formelle.
Infrastructures locales: Poursuivre l'enrichissement et la mise en œuvre des compétences spécifiques acquises en matière d'hydraulique. Les champs d'activités: hydraulique, infrastructures sociales et communales, pistes et routes, formation des entreprises.
Production agro-sylvo-pastorale: Mettre l'accent sur les compétences spécifiques acquises en matière de pastoralisme. Les champs d'activités: pastoralisme, agriculture et élevage, biodiversité, foncier rural, conservation des eaux et des sols, systèmes de financement décentralisés.
Trois zones prioritaires Gaya - Téra - Maradi
Ses groupes d'acteurs La Coopération suisse s'efforcera de favoriser le dialogue et la concertation entre différents groupes d'acteurs (plan horizontal) et différents niveaux organisationnels (plan vertical). Son action concerne:
- Organisations locales (communautaires, associatives et professionnelles): l'appui prend essentiellement la forme d’un développement organisationnel et de cofinancements, notamment par le biais de fonds souples;
- Collectivités décentralisées: la commune deviendra l'interlocuteur privilégié. L'appui prendra la forme d'appuis institutionnels et financiers;
- Services déconcentrés de l'Etat (services techniques et administration territoriale): il s'agira surtout de les valoriser dans leur nouvelle mission. Dans ce but, l'appui spécifique devra renforcer leurs capacités (formation et expertise) et faciliter l'exercice de leur mission;
- Entreprises, bureaux d'étude, ONG et autres prestataires de services: ils répondent aux défis posés par le développement à l'échelle locale. Il s’agit de renforcer leur position, en améliorant leurs capacités tant techniques que de gestion et en facilitant leur travail au service des maîtres d'ouvrage locaux;
- Associations, fédérations et ONG: le partenariat avec ce groupe d'acteurs se construit lorsqu'il y a concordance d'objectifs et de valeurs avec la DDC. L'appui s'oriente vers un engagement dans la durée (développement organisationnel et contributions financières);
- Ministères: instaurer un dialogue des politiques dans les domaines de compétences particuliers. On peut envisager des appuis financiers dans le cadre d'actions bien circonscrites;
- Le système des Nations Unies, les institutions financières et les autres partenaires techniques et financiers: il s'agit de répondre à la volonté du Niger d’améliorer l’intégration des aides et d‘œuvrer au renforcement de la concertation et de la coordination entre agences de coopération.
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